• Rien à la télé qui pourtant ne me sert que de bruit de fond... je zappe, et là... cette fameuse mélodie de Julee Cruise.
    Tel un enchantement, elle pourrait avoir un effet hypnotique...

    Mystérieuse, parfois je la vis romantique, douce, tendre mais d'autres, comme ce soir, angoissante, terrifiante.
    L'ai-je associée à ce fameux Bob héros de Twin Peaks qu'elle illustre de ces notes ?
    Je n'ai jamais compris pourquoi ce personnage m'effrayait tant.

    J'ai beau écrire, mon esprit est attiré par les dialogues de l'épisode qui vient de commencer.
    Etrange... un des amants de Laura, Harold, parle de ses orchidées et précise qu'une d'elle fut le dernier cadeau offert à Laura avant sa mort.

    B. m'en a offerte une avant de décider que je méritais mieux que lui... 

    Quelle ironie !

    Avant hier mon père m'a laissé sous-entendre qu'ils avaient parlé mais pire et là, sans mots cachés qu'il pensait que mon ex-mari risquait de passer à un acte suicidaire.
    Je n'ai jamais ignoré cette possibilité, et s'en veut tellement de ne pouvoir me décrocher cette lune que je refuse, n'en ayant nullement besoin pour être heureuse, mais bon, c'est ainsi, triste, mais irréversible.

    Je ne suis pas bien aujourd'hui, j'ai le blues, me sens seule.
    Je pourrais ne pas l'être mais à quoi bon passer une soirée accompagnée si celle-ci est stérile, non pas amoureusement, je n'en recherche pas tant mais simplement dans son partage et sa rhétorique.

    Aujourd'hui est un de ces jours où je me demande ce que je fiche sur cette terre, où est ma place, pire ce que j'ai fait de ma vie.
    Nous avions tout pour réussir.
    Pourquoi les gens aujourd'hui démissionnent-ils si vite, n'ont plus confiance en l'autre, en la vie, pire... en eux-mêmes.

    Mon père eu beau me dire qu'il était fier de moi et de que j'avais réussi ma vie, j'ai l'impression de n'être ni au bon endroit, ni à la bonne époque.

    Mais bon, un post ne changera pas le monde et encore moins les gens qui le font, alors, inutile d'ergoter des heures, mieux vaut me diriger doucement vers un beau bouquin pour ne perdre aucune de mes utopies ni de mes promesses.

    Après tout, la vie est belle... quand d'autres aussi s'en rendent compte.


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  • Comme une étoile amarante, comme un papillon de nuit
    C'est la lumière qui m'attire, la Flamme qui m'éblouit
    Je sens mon corps qui chavire la chaleur qui m'envahit
    Et mon désir qui me brûle qui va consumer ma vie
    Comme un papillon de nuit

    Comme une étoile amarante, comme un papillon de nuit
    J'oublie le temps qui me reste, attirée par l'infini
    Je sens mon corps qui dérive, ma raison qui s'engourdit
    Et cette lumière qui me brûle
    C'est elle dont j'ai envie
    Comme un papillon de nuit

    Où ça commence
    Où ça finit
    Où la vie me conduit
    Quelle importance
    J'ai le cœur immense et le monde est petit
    Ce qui compte, c'est d'avoir envie

    Comme une étoile amarante comme un papillon de nuit
    Je vole au dessus des ombres, des fantomes tristes et gris
    S'il faut se noyer , se fondre dans le silence et l'oubli
    Pour le bonheur d'une seconde je préfère payer le prix


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  • Et oui, aujourd'hui je me retrouve papillon, l'été à la porte, la chaleur envahissant le coeur.
    Quelle journée que celle-ci !
    Je l'attendais tant...
    Un après-midi rien qu'à moi, rien que pour moi...
    Un bonheur à l'état pur : solarium, coiffeuse, shopping, bref un arrêt, une pause rien que pour mon plaisir, pas pour plaire à qui que ce soit, ni faire plaisir ou répondre à quelque attente...

    Je n'avais jamais vécu telle journée, seule, face à moi-même et mon bien-être.
    Un égoïsme délicieux...
    C'est agréable...
    J'ai enfin l'impression de me découvrir, de m'ouvrir... je me trouvais même jolie en rentrant de ces quelques heures !

    La confiance en moi repointrait-elle son nez ? Nul doute.
    Je me sens bien, calme, paisible, et séduisante... pour ce dernier, cela faisait longtemps !

    Cette journée fut d'autant plus belle que je puis en partager une partie avec mon père.
    Nous nous sommes retrouvés en ville, installés sur un banc à refaire le monde pour finir devant un verre où un évènement innattendu se produit.
    Le patron de la taverne interpela mon père et lui demanda si nous avions un lien de parenté... La réponse fut évidemment affirmative et à lui de répondre : "vous savez, j'hésite à poser ce genre de question au vu des couples avec une grande différence d'âge, mais là, il me semblait que je ne pouvais me tromper, vous avez les mêmes yeux et le même regard" !

    Un nouveau bonheur, pour la première fois quelqu'un découvrait des ressemblances entre mon patriarche et son aînée...
    Quelle fierté...
    Oui, je suis fière de ressembler à mon père, je l'admire et l'aime énormément, d'ailleurs, lui aussi fut touché de ce commentaire.

    Après avoir été pour des raisons géographiques séparés pas mal d'années nous nous découvrons, et se reconnaître dans le physique de l'autre est indescriptible.
    C'est la source de mes origines... chaque jour je les découvre de mieux en mieux et constate à quel point nous nous ressemblons.
    C'est bon d'avoir une famille.

    Mais comme toutes ces bonnes choses ont une fin, je ne vais pas trop perdre de temps sur ce laptop.
    La journée cocooning n'est pas finie.
    Ce soir place à la détente.
    Un bon bain et des draps frais m'attendent, ce soir pas de repassage ni de prise de tête...

    Juste laisser mes ailes continuer leur développement dans une atmosphère cosi et paisible.

    Peut-être à demain pour la suite...

    L'été se fait sentir, le renouveau suit


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  • (Voir "La vie au jour le jour "un corps")

    Si je peux supporter l'idée qu'il soit plus fort,
    Pas dans les joies du cœur, mais dans les jeux du corps,
    Pour me désaltérer à la même fontaine,
    Si je peux rapprocher mon âme de la sienne,
    Si je sais te servir de ma beauté, ma belle,
    Et pour lui faire plaisir m'encombrer de dentelles,
    Si le goût de mes nuits a celui des baisers,
    Si je n'écoutes pas la voix des mal-aimées
    Qui voudraient à tout prix me citer comme témoin
    Au procès du tyran qui caresse ma main,
    Si j'ai bien compris que source de la vie,
    Je n'ai rien de commun avec qui la détruit,
    Si je remplis son cœur au fil de chaque jour,
    De ma tendre chaleur et de mes mots d'amour,
    Si je peux l'écouter quand il chante trop haut
    Et chanter avec lui pour que ce soit moins faux,
    Si je prends le pouvoir, certains soirs de rafale,
    Pour guider le bateau, cap sur la bonne étoile,
    Si je suis,
    Si je sais,
    Si je fais tout cela,
    Comme les milliards de femmes qui l'ont fait avant moi,
    Et si dans son bonheur, je vois le mien qui brille,
    Ce jour-là je serai une femme...


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